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Un Malade bien portant… Par Bertrand Petit Cette
représentation du Malade
Imaginaire, respire la bonne humeur comme son Argan, la
santé :
Trois et deux font cinq…altères au poing. Argan
se croit-il
vraiment malade, sans doute pas, qu’importe ! Merveilleuse armoire ! Construite grâce à l’ingéniosité de Bernard Faure et sur l’idée d’Hubert Barbier qui a su accompagner toute cette petite équipe de Rouge Banane, allègrement. Sûr que la proposition d’un Béralde, gourou des médecines douces, en a laissé plus d’un, interrogateur et celle de Diafoirus en image de la médecine annonciatrice de la mort, rêveur… Mais
la farce est toujours présente,
et on ne se prend pas au sérieux avec cette
Angélique en fille révoltée contre son père, pas
plus qu’avec Thomas
Diafoirus tenu en laisse par sa mère médecine, et
ce notaire
maffieux. De quoi donner à des jeunes et des moins jeunes l’idée de voir et revoir notre Molière toujours présent. Bertrand Petit. Bertrand Petit est
Président de Théâtre
Ensemble, Octobre 2009. |
![]() Photo Emile Zeizig |
Un
auteur On a souvent dit que Molière était un auteur de tous les temps, la compagnie Rouge Banane nous l’a prouvé une fois de plus en présentant le Malade Imaginaire dans une mise en scène et des costumes résolument modernes sans que le texte perde de sa vigueur. C’est même grâce à ce parti pris de modernisme que les répliques de Béralde prennent un sens nouveau en nous évoquant les médecines douces tant à la mode actuellement. Les trouvailles de mise en scène se multiplient tout au long du spectacle nous conduisant ainsi de surprise en surprise. C’est l’apparition d’Angélique en jeune révoltée, Louison jouée par une adulte mais chevauchant un petit cheval de bois, une armoire voyageuse lieu de diverses apparitions, ou encore Béralde tout droit sorti d’une communauté soixante-huitarde… Nul doute que collégiens et lycéens prennent plaisir à découvrir toutes ces fantaisies sur un texte qui leur avait semblé rébarbatif dans sa présentation scolaire.
Jean Mazoyer |






Emotions, questions sur la
vie de couple et
suspense au rendez-vous
de cette pièce de Eric-Emmanuel
Schmitt.
Le dauphiné Libéré. Festival E-E. Schmitt. Evian 2008.
Un
texte magnifique. Sur la fragilité de la vie de
couple.
Sur les doutes, le non-dit, les
questions.
Avec un goût de suspense qui
vous prend aux tripes.
Vous tient jusqu'à la
dernière minute.
Un jeu de comédiens superbe.
Les
retournements de situations donnent le rythme à la
pièce.
Une mise en
scène comme le ressac des vagues.
Comme la force et la
tendresse.
Tout en ombres et lumières.
Dinoutoo.com Grenoble. Octobre 2007.
Le DS Club Chansons
françaises
Le
Dauphiné Libéré. juin 2007.

Le Dauphiné. Janvier 2009. Poisat
(Isère)
Le site du DS Club
Le café des mirages (Pièce archivée en 2008)
Auteur Guy Dieppedalle.
Article de presse
Festival national de
Châtillon 2007.
Belle
échappée d’une âme
poétique
par l’expression corporelle.
Guy Dieppedalle
nous offre une
invitation
au
voyage spirituel.
A moins qu’il ne porte un
nœud papillon
orange.
Et qu’il
balaie le sol du café de la gare de
Chambéry.
Volant de table
en table avec son plus beau sourire pour servir tour à tour
Emmanuelle Béart,
Arthur
Rimbaud, Henri IV ou Antoine de Saint Exupéry. A ces tables
défilent les
voyageurs
de
passage dont Fred prend la commande qu’il adresse au
patron.
Présence invisible et
mystique
qui surplombe une chaire
drapée de noir. Parmi
eux, le contrôleur général
dont la taille immense lui fait lever
les yeux au
ciel. Une autre apparition. Sarah.
Jeune femme aux yeux noirs en amande,
aux
longs cheveux bruns et bouclés dont la
beauté
se reflète dans les yeux du
serveur avec une étrange intensité.
Puis un jeune dessinateur,
Corentin.
Qui
oubliera un bouton de chemise sur sa chaise, abandonné,
perdu.
On éprouverait
presque de la pitié pour ce petit bouton qui avait
l’habitude de vivre
sur une
parcelle de tissu d’une blancheur immaculée.
Corps à
corps avec
l’invisible.
Car l’acteur devient
lui-même cet objet détaché de son
contexte, en partance vers l’inconnu.
Guy
Dieppedalle occupe seul la petite scène de la salle
Gérard Maré.
Et
esquisse sous nos yeux tout ce petit monde.
Rien n’existe et soudain tout
se crée sous nos yeux.
Devant le
café passent les moutons, les enfants bleus verts et
blancs.
Le
chien
qui fume et tout le clergé.
Par sa
maîtrise du corps et de l’espace,
l’artiste fait
revivre la magie du
théâtre,
nous invitant
à voir l’irréel qu’il nous
montre, à
croire ce que l’on
ne voit pas.
Le pouvoir est
à l’imagination. Les formes naissent sous le
regard et les
gestes du comédien
avec une expressivité rare
qui frôle celle du mime.
Les situations
s’installent et se répètent avec humour
au rythme
lent du rêve.
Les
incohérences de ce monde intemporel nous semblent aller de
soi.
Ainsi
Sarah, cette vision d’un jour, conduira notre homme sur le
toit du monde
après
un long et périlleux voyage à bord de
l’Orient express et en compagnie
de
Léonard de Vinci et Mona Lisa.
De
l’autre
côté de la terre.
Besoin de
fuir l’excès de
sens. Quête spirituelle autour d’un feu de camp
:
La vie, l’âme, le
silence, la
mort, l’amour…
Tout est dit. En un haussement de
sourcil.
Nulle
éloquence n’est nécessaire lorsque
l’essentiel est contenu en un mot.
C’est un jeu. Une
poésie gestuelle qui
puise au cœur de l’absence pour créer le
mirage.
Une fois
seulement que tout est balayé, les étoiles
peuvent
s’allumer,
une à une,
au doux
tintement des bols tibétains. Les notes résonnent
en nous
et
prennent le temps
de déployer leurs
fréquences mouvantes.
Le temps pour nous de
prendre conscience de cette présence qui occupe
l’espace
au-delà du
matériel.
Puis doucement s’amorce la
descente de la montagne, le retour au réel.
Le corps est
épuisé, l’esprit a
toujours soif. Istanbul, la mosquée bleue.
Entrée en prière.
A genoux.
Un chant s’élève timidement puis
s’éteint.
Et tout commence à
tourner.
Une
danse rituelle s’engage. L’âme se
détache du corps et surplombe le monde.
Puis elle tombe. La chute
est abrupte. Case départ. Rien n’a
bougé.
Cependant quelque chose de ce songe
demeure.
Une intuition
indéfinissable dessine en nous le souvenir d’un
ailleurs
intérieur.
Une issue de
secours de la réalité vers le mystère.
Lucie
T.
Festival National de
théâtre
contemporain. Châtillon sur Chalaronne. Mai 2007.
Les Tellines. (Pièce archivée en 2009)
... Oui, ce sont
bien des mollusques, personnages pittoresques,
coquillages que l’on trouve
dans le
midi, à ne jamais s’en rassasier, comme de
la vie que l’on ressasse :
de
petites histoires où tout, et rien n’a
d’importance, un peu comme
dans les vacances de Mr
Hulot… où il se passe tout
de même de drôles de choses.
Des menaces,
des uniformes, des coups de fusil… ça se
détraque,
mais la vie continue,
enfin le
dîner.
C’est drôle, c’est burlesque, on
pourrait penser parfois à
Ionesco, c’est absurde
et chacun
y tient sa place dans l’équilibre
d’une bonne
proposition.
Bertrand Petit. Ecrivain, comédien. 24 juin 2008

Rouge banane

L'Essor savoyard. 17 octobre
2008.
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